En finir avec la défiance systématique à l’égard d’autrui, l’ironie pathétique, le second degré branché, les poses rebelles adulescentes, les prétentions artistiques, et le second degré bidon qui nous placerait au-dessus de tout. Réfléchir, détourner, pirater, sampler, affûter son sens de l’analyse, retourner la balle à l’envoyeur, aiguiser son regard, canaliser sa rage, apprendre à ne plus prendre les vessies pour des lanternes, résister, se mettre en danger, faire face, relever la tête, répliquer, lutter, se battre.
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Nous sommes arrivés à un point de saturation sur le livre et pourtant ce n'est toujours pas ça. Astrid analyse ce qui ne va pas : le projet est parti sur des points de vus trop extérieurs, qui nous sont étrangers et qui, du coup, peinent à être justes. Pourquoi ne pas envisager de faire un tri plus sévère encore et surtout écrire de nouveaux aphorismes qui diraient comment nous la vivons, la fin du collectif ?
Après des mois de travail le projet nous paraît mal en point : quelque chose ne va toujours pas dans le livre et nous n'arrivons pas à mettre le doigt dessus. Faut il abandonner ?
A la relecture le livre "La fin du collectif" ne tient toujours pas la route : c'est trop long, trop monotone. On décide de repasser le texte au peigne fin et de jeter tout se qui ne sonne pas juste : c'est des pages entières de paroles qui disparaissent.
Lucile, qui a travaillé sur Socio N°4 et Socio N°5 passe nous rendre une petite visite. Loîc et Thibaut, qui avaient travaillé sur Socio N°1 et sur l'animation de logos pour les documentaires Divisection sont étudiants à Angoulême. Laure qui a travaillé avec Lucile sera bientôt en stage au Dernier Cri.
Le travail à mettre en oeuvre pour faire une de nos vitrines est à peu près le même que pour un livre : partir d'une idée, à mettre en forme à partir de matériau de récupération, puis écrire et monter en commun.